Cette dermatose très fréquente n'est pas primitivement bactérienne. Il s'agit plutôt d'un conflit mécanique lié à la pousse du poil. L'incarnation résulte d'un poil rasé ou cassé trop court, ou à l'opposé d'un poil trop long qui s'incurve et pousse vers la profondeur de la peau. Conséquence : une infection se fait jour, un petit bouton rouge et sensible apparaît, puis une petite poche de pue en forme de point blanc vient couronner le tout. Ensuite, au moindre grattage : contamination garantie ! Les régions les plus atteintes sont la région latérale du cou, les aisselles, le pubis et le fessier. Sur peau noire et en cas de poil crépu, la pseudofolliculite peut être plus intense et se compliquer en laissant parfois même des cicatrices.
En cas d'infection franche, il faut impérativement consulter un médecin ou un dermato. Selon l'étendue des dégats, celui-ci vous prescrira un antiseptique ou une crème antibiotique qui règlera le problème au bout de quelques jours. L'arrêt total du rasage et de l'épilation sur la zone concernée est obligatoire dans l'intervalle, le temps nécessaire pour que le poil repousse et que l'infection se calme. Si vous devez néanmoins vous épiler, utilisez une crème dépilatoire à base de thyoglycollate de calcium ou de sulfide de baryum. Mais attention au temps de pose et respectez impérativement 3 jours entre deux séances de dépilation.